Changement climatique

A la COP21, le Maroc s’engage pour les femmes !

A la COP21, le Maroc s’engage pour les femmes ! COP21
  • Marocains partout
  • 05 Décembre 2015 - 12:32
  • Abderrahim Bourkia (Paris)

 Le Maroc organise le 8 décembre la Journée de l’égalité des sexes dans le cadre de la COP21. Une série d’événements sur le thème : « Les femmes : actives et engagées dans la lutte contre le changement climatique » au pavillon marocain. Ces manifestations visent à faire passer un message d’espoir à la COP22, et offriront l’occasion de débattre de différents sujets tels que la promotion de l’entrepreneuriat féminin pour accélérer l’accès aux énergies durables, l’autonomisation des femmes grâce à une agriculture résiliente aux changements climatiques, et la participation des femmes aux négociations sur le climat. ONU Femmes organise cette journée conjointement avec le Maroc, qui assurera la présidence de la COP22. Une manifestation qui sera introduite par Hakima El Haite, Ministre déléguée en charge de l’Environnement, Maroc, en participation avec Ségolène Royal, Ministre de l’Environnement, France. La Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka et le Directeur exécutif du PNUE Achim Steiner lanceront un programme conjoint en faveur de l’entrepreneuriat féminin et de l’accès des femmes aux énergies durables. Cette initiative encouragera la promotion de politiques et programmes qui tiennent compte de l’égalité entre des sexes en matière d’énergies durables et l’élimination des obstacles à l’accès au crédit dans six pays pilotes : le Sénégal, le Maroc, le Myanmar, l’Inde, l’Indonésie et la Bolivie, afin de créer un environnement propice à l’entrepreneuriat féminin et à l’accès des femmes aux énergies durables.

Répercussions

Le pavillon marocain à la COP21 abrite d’autres manifestations gravitant autour de l’égalité des sexes et autonomisation des femmes dans le contexte du changement climatique.  Les femmes sont des leaders et des agentes de changement. Elles jouent un rôle essentiel, souvent sous-estimées, dans la gestion des ressources naturelles et la lutte contre le changement climatique. Les femmes et les filles sont touchées de manière disproportionnée par la détérioration du climat, dont les répercussions affectent différents domaines comme la sécurité alimentaire, la productivité agricole, les moyens d’existence, la disponibilité de l’eau, l’assainissement, la santé et l’énergie, entre autres. Appliquer au changement climatique une perspective de genre fait apparaitre des solutions à des problèmes réputés insolubles, et l’élimination systématique des disparités de genre dans la lutte contre les changements climatiques a démontré qu’il s’agissait là du meilleur moyen de renforcer la résilience à ces changements.

 

Disparités

 

Il y aura aussi un panel sur les femmes et l’agriculture. Il s’agit du secteur le plus important en termes d’emploi pour les femmes dans le monde, avec plus d’une femme sur trois travaillant dans les champs. Pourtant, les agricultrices font face à de nombreux obstacles structurels qui limitent leur accès à la propriété foncière, à l’information, au crédit, aux infrastructures, technologies et services permettant d’économiser du temps, de même qu’aux marchés. Dans un contexte marqué par le changement climatique, les agricultrices risquent de se trouver prises au piège d’un cercle vicieux en l’absence d’efforts concertés pour remédier aux disparités entre les sexes dans le secteur de l’agriculture. Renforcer la vulnérabilité aux changements climatiques des agricultrices nécessite une approche intégrée traitant à la fois des questions de sécurité de l’occupation des terres et d’accès aux autres actifs productifs, tenant compte des évolutions du climat.

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