Banque et finance

Attijariwafa Bank ne croit-elle plus en ses clients ?

Attijariwafa Bank ne croit-elle plus en ses clients ? Attijariwafa Bank
  • Marocains partout
  • 16 Novembre 2015 - 11:26
  • Rédaction

O.S n’en revient toujours pas. Fidèle client de Attijariwafa Bank, il a reçu il y a quelques semaines une lettre pour le moins surprenante. Il y apprend que deux comptes bancaires qui croyait pourtant fermés il y des lustres sont toujours ouverts. Pire encore, ce courrier, envoyé par une entreprise de recouvrement du nom de « Recouvcom », l’invite à régler un montant dépassant les 10.000 DH. Pourtant, l’intéressé n’a aucun crédit en cours sur ces comptes. Il y a dix ans qu’il ne les utilise plus. Ce pauvre homme a d’ailleurs tout transféré vers une autre agence Attijariwafa Bank. Ce qui le chagrine le plus, c’est le ton menaçant de la lettre qui lui assigne de payer sous peine de poursuites judiciaires et saisie des propriétés. « Sans préavis, sans rien, on nous envoi une lettre de ce genre. Je me sens mal car on me traite comme si j’étais un mauvais payeur ; une personne qui n’honore pas ses dettes. Pourtant, en 2005, j’avais fait la demande expresse de clôturer ces comptes que j’avais d’ailleurs maintes fois soldé à zéro », déplore-t-il.

Silence radio

 

Le comble dans l’histoire, c’est qu’il n’est pas l’unique client Attijariwafa Bank à avoir reçu une lettre de ladite société de recouvrement. Il s’agit d’une opération qui touche, pas moins d’une centaine de clients, voire plus. La plupart des gens concernés ont été surpris surtout qu’ils n’avaient reçu aucun préavis, ni relevés bancaires. Nous avons contacté le service Com’ de Attijariwafa Bank pour en savoir un peu plus. Au bout d’une semaine, on nous répond en demandant un «  délai supplémentaire pour traiter » nos questions. Depuis, une autre semaine s’est écroulée et toujours pas de réponses de la banque. A l’heure où écrivons ces lignes, Attijariwafa Bank n’a livré aucune explication, ni le moindre commentaire sur cette affaire.

Médiation

Aujourd’hui, ces clients de la banque, dont certains possèdent toujours des comptes ABW actifs, ne savent pas à quel saint se vouer. Payer des montants dépassant les parfois les 15.000 DH pour de simples agios et frais de bancaires paraissent pour eux comme une injustice dans la mesure où presque tous croyaient les comptes en questions clôturés. Ces gens peuvent toujours saisir le centre marocain de médiation bancaire (CMMB), comme l’explique un expert juridique. Ce médiateur recevra leurs dossiers et contactera la banque qui devra justifier noir sur blanc ces montants. Le cas échéant, il statuera en faveur des clients.

 

Attijariwafa Bank

Une lettre au ton menaçant…

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