Forum Social Mondial

Quand les Marocains marchent à Montréal

  • 10.08.2016 - 23:48
  • MAP (Hassan EL AMRI - Montréal)

La 12e édition du Forum Social Mondial (FSM) de Montréal s’est ouverte, mardi 10 août 2016, par une grande marche marquée par une forte présence de Marocains qui ont défilé aux côtés de milliers d’hommes, femmes et jeunes représentant plusieurs mouvements sociaux, associations et autres organisations de la société civile, venus des quatre coins du monde […]


Événement

Quand les Marocains du Canada célèbrent la Fête du Trône

  • 07.08.2016 - 17:01
  • MAP (Hassan EL AMRI, Montréal)

Dans une ambiance festive et conviviale, des milliers de Marocains établis au Canada ont afflué en compagnie de leurs familles, proches et amis, samedi au Parc Jarry à Montréal, pour célébrer dans la joie et l’allégresse, le 17e anniversaire de la glorieuse Fête du Trône. Organisé à l’initiative d’un collectif d’associations et de médias marocains […]

Diaporama

Blogs

Leila Alaoui ressuscitée à Montréal

Un an jour pour jour après la tragique disparition de Leila Alaoui, la ville de Montréal ressuscite cette artiste émergente qui a succombé à l’attentat perpétré par Al-Qaïda à Ouagadougou au Burkina Faso, le 15 janvier 2016. Ainsi, le Musée des beaux-arts de la métropole canadienne consacre une exposition à la mémoire de la jeune photographe Leila Alaoui qui se poursuivra jusqu’au 30 avril 2017. « No Pasara », littéralement « Tu ne passeras pas », est une série de clichés, commandée en 2008 par l’Union européenne (UE). Le titre reprend le célèbre slogan antifasciste pendant la guerre civile espagnole « No Pasarán » (¡Ils ne passeront pas !).

L’œuvre de Leila Alaoui, photographe et vidéaste franco-marocaine, résulte de son observation du monde à partir d’une démarche critique. Elle s’exprime par le portrait et l’essai photographique ou vidéographique documentaire pour explorer la diversité culturelle et la migration en Méditerranée. Dès son premier projet, No Pasara, Leila Alaoui démontre son engagement humanitaire et son sens de l’altérité. Cette série de 24 images commandée par l’Union européenne en 2008, dont le titre signifie « Vous ne passerez pas », présente de jeunes Marocains imaginant un eldorado de l’autre côté de la Méditerranée.

Leila Alaoui se déplace de Béni Mellal, au centre du pays, jusqu’aux villes portuaires de Nador et Tanger où elle se familiarise avec la migration clandestine. Telle une ethnographe, elle se fait observatrice, à l’écoute de ses sujets avant d’immortaliser leurs états d’âme. Déterminée à comprendre cette nécessité de quitter le pays natal, elle expérimente même le trajet en barque avec trois harraga (brûleurs de frontière) qui ont échoué leur traversée.

Rédaction

Quand la troupe Rouh Atourat envoute Montréal

Dans une ambiance festive et conviviale, les mélomanes de la musique andalouse ont assisté, samedi au théâtre Outremont à Montréal, à une soirée inoubliable marquée par une brillante prestation de la troupe marocaine « Rouh Atourat » (l’âme du patrimoine), dirigée de main de maître par Adil Otmani, qui a gratifié l’auditoire d’un répertoire de chants célèbres et de mélodies envoûtantes, mêlant diverses sonorités arabo-maroco-andalouses. Organisé par le Consulat Général du Royaume du Maroc à Montréal en collaboration avec la Communauté Sépharade Unifiée du Québec, dans le cadre de l’édition 2016 du Festival Séfarad de Montréal, ce concert a permis au grand public présent, issu notamment des communautés marocaine et juive établies au Canada, de goûter au plaisir et au charme de ce genre musical authentique et sublime, qui a su conserver son essence et son caractère original malgré les vicissitudes du temps grâce aux apports de plusieurs générations de maîtres-musiciens marocains.
En effet, l’orchestre composé de jeunes musiciens, passionnés et engagés dans la promotion et la sauvegarde du patrimoine musical andalou au Maroc, a offert à l’assistance un spectacle grandiose et haut en couleurs, reflétant le raffinement et le charme de ce patrimoine musical ancestral, méconnaissable de la majorité des Canadiens. Ainsi, pendant plus de deux heures, Adil Otmani et sa troupe ont emporté les amoureux de ce genre musical, fortement enraciné dans la tradition et la culture artistique marocaine, dans un voyage à travers le temps pour la redécouverte, non sans nostalgie, de ces sonorités maghrébine, andalouse et orientale qui se sont influencées mutuellement et ont donné vie à d’inépuisables mélodies musicales.
Ce grand concert mémorable a été vivement salué par l’assistance totalement conquise et exquise par des timbres et des sonorités témoignant de l’extraordinaire talent de l’ensemble des membres de la troupe qui a interprété avec brio, sous des salves d’applaudissements et de youyous stridents, plusieurs chansons puisées dans le riche répertoire de cette musique ancestrale qui reflète la magnificence de la civilisation et de la culture musicale du Royaume. Vêtus dans la pure tradition marocaine (Dejellabas, babouches jaunes et tarbouches rouges), ces musiciens ont merveilleusement interprété un récital composé de célèbres « noubas » et « maouals », de chants religieux ainsi que de nombreux classiques tels que “Chams Al-âachiy” (coucher du soleil), « Ana Mani Fiyach » ou « Ana Dini Dine Allah », au grand bonheur de plusieurs mélomanes enthousiasmés qui ont chanté en choeur avec l’orchestre les paroles de ces chansons immortelles.
Lors de cette soirée euphorique, la troupe marocaine, qui a démontré toute l’étendue de son talent, a été notamment accompagnée du cantor David Lasry, un spécialiste de musique andalouse et de « triq » (voie) liturgique juif, offrant par la même une somptueuse prestation issue d’un métissage de musique judéo-andalouse, qui a émerveillé toute la salle. Le point d’orgue de ce concert exceptionnel a été sans nul doute l’interprétation par l’orchestre de chansons patriotiques transgénérationnelles, notamment « Nidaa Al Hassan » et « Laâyoune Ayniya » qui ont exalté l’élan patriotique de tous les Marocains à l’époque de la glorieuse Marche Verte. A la fin de cette performance musicale, Adil Otmani et son orchestre ont eu droit à des torrents d’applaudissements et à une standing ovation de la part d’une salle qui a été subjuguée, le temps de cette soirée remarquable, par les rythmes d’une musique andalouse qui demeure un art raffiné auquel les Marocains vouent une grande passion depuis des générations, malgré l’éclosion de nombreux styles et modes de musique moderne.

MAP (Hassan EL AMRI-. Montréal)

contributions

Chronique

Football, quand tu nous tiens…

Parlons un peu football, la Coupe d’Afrique des Nations est dans ses phases décisives. Pour les amateurs du ballon rond, c’est l’occasion pour regarder le match ensemble, de chanter en chœurs l’hymne de son pays, de conspuer l’adversaire et d’insulter l’arbitre toujours trop sévère avec les nôtres et trop tolérant envers les autres.  L’ambiance exige l’antagonisme « nous » et les « autres ». Tout cela fait partie du jeu et du spectacle footballistique. Rien de méchant en soi. Cela part d’un très bon sentiment.

(suite…)


Point de vue

Trump, le futur imparfait

 « Trump est une tragédie pour notre démocratie », dixit le « Boss » Bruce Springsteen dans une interview à un magazine américain. On ne peut qu’être de son avis. Il y a plusieurs raisons de s’inquiéter. A l’heure où le monde affronte des crises profondes, où l’Europe est à la croisée des chemins et où les Etats-Unis sont amenés à faire des choix planétaires, le 45e Président a décidé d’en finir avec les mesures sociales et économiques. (suite…)

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