Commissariat attaqué à Barbès

Ce que l’on sait de Sallah Ali, l’assaillant tué par la police

Ce que l’on sait de Sallah Ali, l’assaillant tué par la police
  • Marocains partout
  • 08 Janvier 2016 - 11:56

Un papier avec un drapeau de « l’Etat islamique » (Daech) et une revendication « non équivoque » en langue arabe ont été retrouvés sur le corps de l’homme qui a été tué par des policiers devant un commissariat du 18e arrondissement parisien, a indiqué jeudi le parquet de Paris. Cet homme, muni d’un hachoir de boucher, s’est présenté à 11h30 devant le commissariat de la rue de la Goutte d’Or, quartier populaire et multiethnique du nord de Paris, a exhibé son arme et crié « Allah Akbar » avant d’être abattu par des tirs de riposte des policiers. L’homme était porteur d’un engin explosif factice, a confirmé le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un communiqué. Il était vêtu d’un manteau sombre, dans lequel était dissimulée une petite pochette scotchée d’où sortait un fil. Un robot de déminage a permis de s’assurer que ce dispositif ne contenait pas d’explosifs. Le papier retrouvé sur l’assaillant évoque « des actes pour venger les morts en Syrie » et contient un dessin d’un drapeau de « l’Etat islamique », a précisé une source proche de l’enquête. Ce papier retrouvé mentionne, en arabe, que l’assaillant « prête allégeance » au chef de l’EI, a-t-on appris un peu plus tard dans la journée.

SDF ?

Pour autant, « ce qui apparaît très clairement de ce qui est connu de cette personne, (c’est qu’elle) n’a aucun lien avec la radicalisation violente, aucun », a affirmé de son côté la ministre française de la Justice Christiane Taubira en début de soirée sur iTELE. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie. Par ailleurs, l’assaillant était connu des services de police pour une affaire de vol en réunion en 2013 dans le sud de la France, a appris jeudi l’AFP de sources proches de l’enquête. À l’époque des faits, l’homme avait déclaré aux gendarmes chargés de l’enquête s’appeler Sallah Ali. Il se présentait comme un sans domicile fixe, né en 1995 à Casablanca au Maroc. Ses empreintes digitales avaient alors été entrées dans le Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) et correspondent à celles de l’homme tué jeudi après avoir attaqué le commissariat, ont indiqué ces sources.

Témoignages

« La personne qui a procédé à cette agression et qui a trouvé la mort après que les policiers ont été obligés d’ouvrir le feu est en cours d’identification, a déclaré dans l’après-midi le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il sera par conséquent possible dans les heures qui viennent d’en savoir davantage sur son parcours et ses motivations ». Le ministre s’est rendu au commissariat visé par l’attaque pour « exprimer » aux policiers sa « solidarité » et sa « confiance ».

Le témoignage d’une passante recueilli par BFMTV laisse entendre que l’assaillant « a reculé en levant les mains », avant de revenir à la charge:

Toujours à BFMTV, une autre personne assure que l’assaillant n’a pas crié « Allah Akbar » et qu’il n’a pas non plus exhibé d’arme:

Cette agression, un an jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, a eu lieu alors que François Hollande présentait ses vœux aux forces de sécurité à la préfecture de police de Paris, lieu symbolique où il s’était incliné il y a un an sur les cercueils de trois policiers figurant parmi les victimes des frères Kouachi et d’Amédy Coulibaly, auteurs des attentats du 7 au 9 janvier 2015.

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