Italie – Littérature

« Ce qui nous somme » s’adjuge le Prix Citta di Castello

« Ce qui nous somme » s’adjuge le Prix Citta di Castello « Ce qui nous somme »
  • Marocains partout
  • 26 Octobre 2015 - 11:09
  • MAP

L’ouvrage collectif « Ce qui nous somme », réunissant les « réactions à chaud » d’une trentaine d’intellectuels marocains à l’attentat, en janvier dernier, contre le siège de l’hebdomadaire français « Charlie Hebdo », a remporté le Prix international Citta di Castello. Ce Prix a été remis, vendredi, à l’écrivaine marocaine, Bouthaina Azami, co-auteur du livre, lors d’une cérémonie officielle organisée en marge d’un séminaire initié, sous le haut patronage du Président de la République italienne, dans cette ville toscane, sous l’intitulé « La Méditerranée aujourd’hui : de la géopolitique au patrimoine commun de culture et de traditions ». Le livre, paru aux éditions « La Croisée des chemins », rassemble les réflexions et opinions diverses de plusieurs intellectuels marocains et d' »adoption marocaine » sur le phénomène du terrorisme, tout en mettant en garde à la fois contre l’obscurantisme et l’amalgame générateur d’islamophobie, a déclaré Mme Azami.

Vivre-ensemble

Les auteurs de « Ce qui nous somme » ont, en même temps, exprimé leurs points de vue au sujet d’un certain nombre d’amalgames qui se développent parfois et qui résultent souvent d’une méconnaissance de l’autre et de sa culture, a-t-elle affirmé. Le livre, a-t-elle dit, met en relief la nécessité impérative de la cohabitation, d’un vivre-ensemble, et d’un dialogue permanent entre les cultures et les religions. Pour le fondateur de l’ONG italienne « InBit-Events and Education », Pietro Infante, le travail collectif des 30 intellectuels marocains est d’une « extrême importance » en tant qu’outil pour « faire prévaloir le dialogue interculturel et combattre toute forme de violence ». Le doyen de l’université pour les étrangers de Pérouse, Giovanni Paciullo, et la Directrice du Forum international « Pour une nouvelle euro-méditerranée », Elena Bitoni, ont estimé que le Maroc, à travers ces intellectuels, «a condamné le crime odieux commis par des assassins qui ne peuvent prétendre parler au nom de l’Islam».

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