Tour d’horizon

Ces femmes marocaines qui s’illustrent à l’étranger

Ces femmes marocaines qui s’illustrent à l’étranger
  • Marocains partout
  • 07 Mars 2016 - 22:32
  • Rédaction

Elles ont gravi un à un les échelons et concrétisent désormais leurs ambitions en France, aux Etats-Unis, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne. Si la liste des Marocaines qui ont franchi les frontières du royaume pour tenter l’expérience à l’étranger est longue, certaines d’entre elles ont alimenté les pages de la presse pour leurs parcours exemplaires. C’est notamment le cas de Khadija Arib, première femme d’origine marocaine élue présidente de la Chambre basse du Parlement des Pays-Bas. Arib, 55 ans, a en effet été élue en janvier dernier à une grande majorité des voix des députés.

Khadija Arib

Khadija Arib est également la fondatrice de l’Union des femmes marocaines aux Pays Bas. Née en 1960 dans la région de Settat, elle a quitté le Maroc très jeune pour s’installer à Amsterdam dans le cadre de la politique menée par l’État néerlandais permettant la réunification des familles immigrées. Elle y a suivi des études de sociologie avant d’embrasser une carrière politique au sein du Parti travailliste, qu’elle a représenté au sein de la Chambre basse durant trois mandats.

En France, deux ministres à la tête d’importants portefeuilles ministériels. Côté français, Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri s’illustrent quant à elle dans la vie politique de l’Hexagone. La première, née en 1977 à Beni Chiker dans la région du Rif, amorce sa carrière politique à Lyon. Entre 2008 à 2013, elle y occupe le poste de conseillère municipale de Lyon, adjointe à la jeunesse et la vie associative. D’abord ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement Ayrault (dont est la benjamine) entre 2012 et 2014, elle est nommée ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche en août 2014. Native de Rabat, Myriam El Khomri chapeaute actuellement le ministère de Travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Elle siège au Conseil de Paris depuis 2008 et au Bureau national en 2012, avant de devenir secrétaire nationale du Parti socialiste chargée des questions de sécurité, en mai 2014. Elle avait aussi occupé le poste d’adjointe au maire de Paris.

Asmae-BoujibarOutre-Atlantique, Asmae Boujibar, originaire de Casablanca, devient la première femme marocaine à avoir intégré le prestigieux centre de recherche américain (NASA). Spécialiste en astronomie et en volcanologie, elle succède en 2014 à quatre autres chercheurs marocains à la NASA, qui avaient déjà mené une expérience dans l’espace sous le pilotage de l’administration américaine. En décrochant sa place au sein de l’entité de recherche américaine, Asmae Boujibar poursuit ainsi ses recherches dans son domaine de prédilection: la différenciation des planètes.

Houria-EsslamiHouria Esslami, membre du Conseil national des droits de l’Homme et membre fondateur du Forum marocain pour la vérité et la justice (FMVJ) siège depuis deux ans à la présidence du Groupe de travail de l’ONU sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI). Cette ancienne directrice exécutive de la Fondation Driss Benzekri des droits humains et la démocratie et membre de plusieurs ONG des droits de l’Homme avait été nommée en mars 2014 membre du GTDFI.

Soraya MoketLe volet social est également incarné par la sociologue Soraya Moqet, qui sera décorée de l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne par le président Joackim Gauck, le 7 mars prochain à la veille de la Journée internationale de la femme. Etablie en Allemagne depuis 25 ans, elle sera récompensée pour son travail en faveur de l’intégration des étrangers dans la société allemande, l’échange culturel et le dialogue des civilisations. Les success-story au féminin sont multiples et Zineb Mouline, professeur-chercheur en chimie, spécialiste dans l’analyse des gaz à effet de serre à l’université Nagoya au Japon, ou encore la scientifique marocaine Rajaa Cherkaoui El Moursli, professeur à l’Université Mohammed V-Agdal à Rabat, primée du prestigieux Prix L’Oréal-UNESCO 2015, sont un autre exemple parmi d’autres du rayonnement des femmes marocaines à l’international.

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