Hommage

Coluche, c’est l’histoire d’un mec… immortel

Coluche, c’est l’histoire d’un mec… immortel
  • Marocains partout
  • 19 Juin 2016 - 13:14
  • Rédaction

Michel Colucci, alias Coluche, est mort sur une route d’Opio il y a trente ans jour pour jour. Un  totem à l’effigie de l’humoriste a été réalisé par le dessinateur  Kristian. C’est l’histoire d’un « mec », Coluche, mort le 19 juin 1986 dans le choc de sa moto avec un « putain de camion », sur une départementale des Alpes-Maritimes. Ce dimanche, 2 000 motards se sont rassemblés à Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, pour former un cortège bruyant, direction Opio afin de rendre hommage à Coluche.

Trente ans après la disparition de l’humoriste, ses pairs dont Guy Bedos qu’il appelait «Papa», sont unanimes. Aucun humoriste n’a repris le flambeau de son humour gouailleur et populaire. Rien pourtant ne prédestinait Coluche à un tel succès. Né Michel Colucci le 28 octobre 1944 dans le XIVe arrondissement de Paris, il est le fils d’une fleuriste et d’un peintre en bâtiment, immigré italien, décédé trois ans plus tard. Il grandit à Montrouge, une banlieue populaire située juste de l’autre côté de la petite ceinture. Son horizon est celui des immeubles en briques. Son adolescence, celle des bandes de loubards et des petits boulots. Son tempérament frondeur déplaît aux patrons. Car, au fond, Coluche rêve de s’évader de cette vie de prolétaire. Il se sent une âme d’artiste et s’imagine devenir chanteur de rue. Il sera finalement comédien.

Sa rencontre avec le dramaturge Romain Bouteille est en cela déterminante. En 1969, ils montent ensemble Le Café de la gare, entourés de futures vedettes du cinéma français. Les spectateurs, de plus en plus nombreux, voient se côtoyer sur scène Henri Guybet, Miou-Miou, Patrick Dewaere… Puis Josiane Balasko, Gérard Depardieu, Thierry Lhermitte, Gérard Jugnot. La petite salle devient rapidement celle où il faut aller. Mais l’aventure ne dure pas. L’ambition dévorante de Coluche agace ses camarades. En 1971, il fonde une nouvelle troupe, celle du Vrai chic parisien, où il s’impose par son talent et tombe amoureux de sa future femme, Véronique Kantor.  Ce n’est que le 5 mai 1974 que la France le découvre. Entre-temps, Coluche a quitté sa troupe pour se lancer dans le one-man-show. Désormais affublé d’une salopette, de brodequins jaunes et d’un nez rouge, Coluche campe à longueur de sketchs un clown rondouillard au phrasé populaire.

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