Changements climatiques

COP21 : Le Maroc veut un geste pour le climat

COP21 : Le Maroc veut un geste pour le climat Hakima El Haite
  • Marocains partout
  • 30 Novembre 2015 - 10:31
  • Abderrahim Bourkia (Paris)

La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques ( COP21 ) réunit des milliers de personnes à Paris à partir d’aujourd’hui, lundi 30 novembre jusqu’au 11 décembre. Parmi eux, fonctionnaires, consultants et politiques marocains. La délégation marocaine, comprenant 250 membres, a été fortement mobilisée pour défendre, à la capitale française, un accord universel juridiquement contraignant, « où les pays industrialisés doivent défendre les pays en développement et où il n’y a pas de gagnants ou de perdants », comme l’a d’ailleurs expliqué la ministre chargée de l’Environnement, Hakima El Haite. Cette délégation est composée de ministres, plusieurs institutionnels et opérateurs économiques, d’un comité interministériel de négociations représenté par 20 négociateurs, de nombre de parlementaires et de 30 associations de la société civile. Le Maroc aspire pour une « orientation claire » faisant preuve d’un engagement sans faille en faveur du développement humain.

Ambitions

Tous les détails ont été examinés pour réussir cette mission possible pour le Maroc, pays hôte de la COP22 en 2016. La ministre marocaine l’avait d’ailleurs confirmé : « Pour nous, un Paris réussi veut dire un Marrakech réussi ». Les négociateurs marocains sont appelés à respecter « l’Appel de Tanger, pour une action solidaire et forte en faveur du Climat ». Ainsi, en ce qui concerne l’ambition pré-2020, le Maroc appelle à une ratification urgente et une mise en œuvre effective des engagements de la deuxième période dans le cadre du protocole de Kyoto (2013-2020). En matière d’atténuation, les questions liées à la différentiation, aux circonstances nationales et au droit au développement durable doivent être nécessairement prises en considération.

Engagements

S’agissant du transfert de technologies, le Royaume reconnait l’importance du développement et du transfert de technologies dans l’atténuation des émissions et l’adaptation aux changements climatiques et met l’accent sur la nécessité d’accélérer et d’intensifier les efforts visant la mise au point de technologies écologiquement rationnelles et de leur transfert aux pays en développement. Pour ce qui est du renforcement des capacités, le pays appelle à la mise en place d’un mécanisme international de renforcement de capacités permettant de répondre réellement aux besoins des pays en développement dans tous les domaines liés aux au changement climatique, lit-on au « livret du délégué ».

 

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