Droits de l’Homme

Driss El Yazami : « Abolir la peine de mort, ça se discute… »

Driss El Yazami : « Abolir la peine de mort, ça se discute… »
  • Marocains partout
  • 25 Juin 2016 - 22:15
  • Rédaction (Avec MAP)

Le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Driss El Yazami, a plaidé, jeudi à Oslo, en faveur d’un débat élargi sur l’abolition de la peine de mort de manière à s’ouvrir sur l’avis des opposants à cette revendication. Il est important de faire entendre la voix des ONG, des organismes des droits de l’Homme, des écrivains et des artistes en vue d’un engagement plus large contre ce châtiment, a indiqué Driss El Yazami lors du 6e Congrès mondial contre la peine de mort, tenu à Oslo du 21 au 23 juin. « Un tel travail ne doit pas se faire en dehors du débat sur d’autres questions prioritaires pour les acteurs concernés par les acteurs des droits humains », a affirmé Driss El Yazami, citant à cet égard les droits des enfants et des femmes

Intervenant au cours d’une session consacrée à « l’importance des institution nationales des droits de l’Homme dans la lutte abolitionniste », il a relevé que tout effort visant l’annulation de ce châtiment doit prendre en compte d’autres aspects dans l’agenda des réformes. Driss El Yazami a mis en avant, dans ce contexte, les spécificités de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord qui a connu une période de turbulences à la suite du «printemps arabe», appelant les acteurs à ne pas oublier cette donne lors du débat sur l’abolition de la peine capitale. Il a, en outre, rappelé l’engagement du CNDH en faveur de l’abolition de ce châtiment, ajoutant que le Maroc n’a pas appliqué cette peine depuis 1993.

 

La Constitution marocaine de 2011, comme l’a souligné Driss El Yazami, vient consacrer le droit à la vie, comme en témoigne la tenue dans le Royaume d’une conférence sur l’abolition de la peine capitale en 2012 et la création d’un réseau parlementaire contre la peine de mort l’année suivante. Le président du CNDH a souligné que le projet de réforme du Code pénal marocain a revu à la baisse les crimes passibles de la peine capitale, notant qu’il est probable que le débat en la matière prenne de l’ampleur à l’occasion de l’amendement de cette loi.

 

 

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