Festival

Quand les femmes font le cinéma à Salé

Quand les femmes font le cinéma à Salé
  • Marocains partout
  • 05 Septembre 2016 - 08:43
  • Rédaction

 

Cette année, le Festival international du film de femmes de Salé célèbre, du 16 au 21 septembre 2016, le cinéma français tout en mettant en exergue des œuvres empreints d’un imaginaire cinématographique au féminin. Principal coproducteur des films marocains et encadrant majoritaire des prestataires et candidats marocains aux formations dans les métiers du cinéma et de l’audiovisuel, la France, comme l’explique un communiqué de  l’Association Bouregreg, reste le complice par excellence des architectes de la machine cinématographique au Maroc. Les organisateurs ont choisi la « France cinématographique » comme pays invité afin d’apporter quelques nouvelles lumières sur la nature complexe des rapports multidimensionnels qui unissent le Maroc et la France grâce au truchement du cinéma.

Parler des faiseurs de films au Maroc, qui se sont laissés imprégner par les univers cinématographiques français, n’empêche guère d’envisager que le cinéma français moderne, grâce à son retransmetteur le cinéma dit colonial, s’est à son tour largement inspiré des gens d’ici, des déploiements de leur imaginaire ainsi que de leurs univers narratifs que l’oralité diégétique prépondérante, comparée à la fabulation par écrit dominante en occident, rapproche davantage du cinéma. Cinq films représenteront la France lors de cette 10e édition, notamment celui des réalisatrices Delphine Coulin et Muriel Coulin « Voir du pays », « Victoria » de Justine Triet, L’effet aquatique de Solveig Anspach, Crache Cœur de Julia Kowalski et Je vous souhaite d’être follement aimé d’Ounie Lecomte, qui seront projetés en l’honneur au cinéma français.

Cette manifestation culturelle prévoit également, dans le cadre de sa compétition officielle, la projection de 12 œuvres cinématographiques traitant de thèmes liés à la femme et représentant différents continents, notamment l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du nord, l’Amérique du sud et l’Asie, note le communiqué. A l’affiche de la compétition « longs métrages », les organisateurs prévoient la projection des œuvres « Insoumise » de Jawad Rhalib (Maroc), Wolf and sheep de Shahrbanoo Sadat (Afghanistan), « D’une pierre deux coups de Fajria Deliba (France), « Toni Erdman » de Maren Ade (Allemagne) et « The first Lady » d’Omoni Oboli (Nigeria). Il s’agit également des films : « Le corps interdit » de Khaled El Hajar (Egypte), « Go home » de Jihane Chouaib (Liban), « Layla in the sky » de Micah Magee, (Etats-Unis), « Burn Burn Burn » de Chanya Button (Royaume-Uni), « The New Classmate » de Ashwiny Iyer Tiwari (Inde), « Campo Grande » de Sandra Kogut (Brésil) et « Baden baden » de Rachel Lang (Belgique).

PartagerShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInPin on Pinterest

Chargement...