Crise de l’Euro

Grèce : les banques rouvrent, la TVA augmente

Grèce : les banques rouvrent, la TVA augmente Grèce
  • Marocains partout
  • 20 Juillet 2015 - 11:50
  • Avec AFP

La Grèce commence cette nouvelle semaine de crise avec deux tests majeurs pour l’économie et Alexis Tsipras, le premier ministre : la réouverture des banques et une hausse de TVA de 10 points sur une série de biens et services. Les banques, fermées depuis le 29 juin, ont rouvert lundi 20 juillet en vertu d’un décret publié samedi par le gouvernement, remanié pour évincer les ministres frondeurs. Les restrictions et contrôles de capitaux restent en place, avec des assouplissements. Les retraits d’argent liquide sont limités à 420 euros par semaine, au lieu de 60 euros par jour, afin d’éviter aux Grecs de refaire chaque jour la queue au distributeur. Des exceptions sont aussi créées pour ceux devant payer des soins médicaux ou des études à l’étranger.

Hausse

La TVA passe dans le même temps de 13 % à 23 % pour les denrées non périssables et la restauration, mais aussi les courses de taxi, les préservatifs, ou encore les enterrements. Elle reste inchangée à 13 % pour l’hôtellerie, et est légèrement réduite à 6 % pour les médicaments, les livres et les places de spectacle. Le gouvernement espère des recettes supplémentaires annuelles de quelque 2,4 milliards d’euros à partir de 2016 et de 795 millions d’euros cette année. Le Parlement grec avait voté dans la douleur mercredi ces hausses de TVA, conformément aux engagements pris lors d’un sommet européen mouvementé à Bruxelles. Reste à savoir si et comment les commerçants répercuteront cette hausse de TVA sur leurs prix. La chaîne allemande de supermarchés discount Lidl s’est offert dès dimanche des encarts publicitaires dans les journaux grecs pour annoncer qu’elle ne répercuterait pas la hausse sur les prix.

Aide

 

En échange, ses partenaires européens ont promis un nouveau plan d’aide, le troisième depuis 2010. Athènes va recevoir un prêt d’urgence de 7 milliards d’euros qui seront vite engloutis par un remboursement lundi à la Banque centrale européenne (4,2 milliards d’euros) et par le règlement d’arriérés auprès du Fonds monétaire international (2 milliards). Angela Merkel a toutefois réaffirmé dimanche 19 juillet son opposition à une réduction « classique » de la dette grecque, jugeant que cette pratique ne pouvait avoir lieu « dans l’union monétaire ». La chancelière allemande s’est en revanche montrée plus ouverte sur de nouveaux éventuels allégements accordés à Athènes.

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