Hommage

Izza Génini, au-delà du réel

Izza Génini, au-delà du réel
  • Marocains partout
  • 24 Mai 2016 - 09:33
  • Avec MAP

Les réalisations cinématographiques nationales, dont la qualité et la quantité se sont nettement améliorées au fil du temps, témoignent de la diversité culturelle dont jouit le Royaume, a indiqué samedi à Marrakech, la réalisatrice marocaine Izza Génini. En marge de la journée de projections de l’intégrale de ses films et des réalisateurs André Goldenberg et Marie-Rose Rabaté, Mme Génini, a ajouté que les films réalisés relatent son passé et traduisent son vécu et son enfance au Maroc d’une façon éloquente qui ne nécessite pas de démonstration. « Mes films reflètent l’essence même du Maroc par leur diversité et qualité humaine ainsi que les valeurs de paix et de tolérances véhiculées », a expliqué la réalisatrice de « Retrouver Oulad Moumen » qui compte à son actif une série de documentaires et de films.

Izza Génini a de même noté que la production cinématographique constitue un puzzle, qu’il faut constituer avec soin en prenant en compte les différents aspects notamment ceux techniques, artistiques, humains et économiques, précisant qu’à travers ses différentes réalisations au Maroc, elle a collaboré avec des personnes qui ont marqué de leur empreinte sa vie et son parcours artistique. Cette journée a été initiée par la Fondation Majorelle qui a offert gratuitement au grand public des projections des films cinématographiques de Izza Genini qui présentent un aperçu sur les traditions marocaines et la culture du septième art.

La journée a été ponctuée par la projection de plusieurs de ses réalisations notamment « L’eau, le pain, la laine et les femmes du Haut Atlas (1965) » « Mascarades berbères (1967) »La fibule (1970), Les jeux de l’Achoura dans la vallée du Drâa (1969), « Nuptiales en Moyen Atlas » , Vibrations en Haut Atlas, La route du cédrat, le fruit de la splendeur, Louanges, Cantiques, Gnaouas, Des luths et délices, Nûba d’or et de lumières, Les fauconniers des doukkala, Aïta, Moussem, et Malhoune.

Organisée par L’école Supérieure des Arts Visuels de Marrakech et le musée Berbère du Jardin Majorelle, cette manifestation artistique a été clôturée par une soirée musicale avec la projection en plein air de « Tambours battant » suivi d’un concert des groupes Ferqat Baba et Bnat Al Bahja. Née à Casablanca, Izza Génini a quitté son Maroc natal en 1960 pour suivre ses parents en France. De retour au Maroc en 1973, elle décide de se consacrer à la promotion du cinéma marocain puis se lance dans la réalisation d’une collection de films documentaires consacrés à la richesse musicale et culturelle du patrimoine marocain.

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