Pays-Bas

Khadija Arib, une marocaine présidente du parlement néerlandais

Khadija Arib, une marocaine présidente du parlement néerlandais Khadija Arib
  • Marocains partout
  • 14 Janvier 2016 - 00:49

PORTRAIT – Âgée de 55 ans, la parlementaire néerlandaise d’origine marocaine, Khadija Arib, a été élue ce mercredi à la présidence de la chambre basse (Tweede Kamer) du parlement néerlandais, une première pour un responsable d’origine marocaine

La Néerlandaise d’origine marocaine Khadija Arib a été élue mercredi 13 janvier 2016 présidente de la chambre basse du parlement des Pays-Bas, une première dans ce pays de près de 17 millions d’habitants comptant quelque 380.000 Marocains. Députée du parti travailliste depuis 1998, avec une brève interruption entre 2006 et 2007, Khadija Arib a obtenu 83 voix sur les 134 jugées valides lors d’un vote à la chambre basse, qui compte 150 députés. Née au Maroc et arrivée aux Pays-Bas alors qu’elle était adolescente, Khadija Arib assurait déjà la présidence par intérim depuis la démission en décembre de sa prédécesseur Anouchka van Miltenburg.  Khadija Arib a vu le jour, en 1960, à  Ouled Saleh à  quelques encablures de Settat. Son père est un propriétaire terrien prospère, mais dont la fortune s’est dissipée en l’espace de quelques années. C’est ainsi que ces parents décident alors d’immigrer à  Casablanca où ils s’installent au quartier Derb El Kabir. Mais la famille n’arrivait pas à joindre les deux bouts.

Engagement

En 1967, le père liquide ses derniers biens et met le cap sur Amsterdam  à  la recherche d’une vie meilleure sous d’autres cieux. Khadija, fille unique, restera avec sa mère au Maroc. En 1975, alors âgée de quinze ans, la jeune fille rejoint son père. A son arrivé à Amsterdam, Khadija Arib n’avait aucune idée de ce qu’était la politique, parlait à peine le français, mais pas un mot de néerlandais. En Hollande, le plus gros des regroupements familiaux avaient eu lieu au cours des années 1970. La commune où¹ habitait Khadija lui a alors proposé des cours d’alphabétisation pour la communauté marocaine habitant le même quartier qu’elle. On lui confia ensuite un travail : accueillir et prendre en main ceux parmi les Marocains qui étaient à  la recherche d’un boulot, d’un toit ou d’un conseil. De fil en aiguille, Khadija Arib enrichit son expérience, et son vocabulaire, tant et si bien qu’elle décroche une place à  l’Académie sociale pour devenir assistante. Puis, elle obtient une place à  l’université pour suivre des cours de sociologie.

Expérience

Au début des années 1980, Khadija Arib s’investit dans l’associatif, et crée l’Union des femmes marocaines en Hollande, association qui milite contre les lois discriminatoires du pays d’accueil. En effet, la délivrance des titres de résidence d’une femme était subordonnée à  celle de l’homme, mari ou père. En cas de divorce ou de décès du mari, la femme était dans l’obligation de plier bagage et de rentrer chez elle. En 1993, la jeune femme est déjà  un personnage en vue, et courtisée pour sa capacitéè mobiliser et fédérer. On lui proposa d’adhérer au parti travailliste (PvdA), un parti social-démocrate. Trois années plus tard, c’est le congrès du parti où elle est élue membre du BP.

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