Climat

La COP21 pour les nuls…

La COP21 pour les nuls… COP21
  • Marocains partout
  • 30 Novembre 2015 - 10:41
  • Rédaction (Paris)

COP21, c’est l’abréviation de « Conférence des parties » (« conference of parties » en anglais). Les participants sont les pays membres de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Pour simplifier, les Etats membres de l’ONU. Et cette année ce sera la 21e fois que ces pays se réunissent pour parler climat. Donc COP21.

De quoi s’agit-il ?

Depuis 1992, les 196 Etats qui se réunissent ont pour objectif de limiter les émissions de gaz à effet de serre mondiales. Ces gaz, en particulier le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), sont émis en grande quantité par de nombreuses activités humaines : industries, centrales à charbon, agriculture, transports… En 2014, la concentration de CO2 dans l’atmosphère a atteint les 400ppm (parties par millions), alors que cette concentration n’était que de 278ppm avant l’époque industrielle, indique l’Organisation météorologique mondiale. Ce sont ces gaz qui sont responsables de l’effet de serre qui provoque le réchauffement du climat : le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estime que la température du globe s’est élevée de 0,85°C en moyenne depuis 1880.

Quel est l’objectif de la COP21 ?

L’objectif de la COP21 est de parvenir à un accord mondial permettant de limiter le réchauffement moyen du globe à 2°C. C’est en effet le seuil au-dessus duquel les impacts sur l’environnement deviennent imprévisibles et incontrôlables : tempêtes, inondations, sécheresses… Or, aujourd’hui, le Giec estime que dans le pire des scénarios, c’est-à-dire dans le cas où les émissions de gaz à effet de serre continueraient à augmenter, la planète se réchaufferait de 4,8°C. Limiter le réchauffement climatique à +2°C, c’est encore possible.

Comment ? 

Chaque pays est libre de choisir les actions à mettre en œuvre pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre. Pour la COP21, contrairement aux précédentes éditions, les organisateurs ont demandé que chacun arrive avec un plan national en poche : ce sont les « INDC » (Intended Nationally Determined Contributions), encore un terme abscons pour désigner ces contributions nationales. Problème : pour le moment, en faisant la somme des engagements nationaux, on ne parvient pas aux 2°C. En clair : quand on additionne les émissions de gaz à effet de serre prévues par tous les pays, on arrive à un réchauffement de 2,7°C d’ici à la fin du siècle.

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