Foot – Champions League

Le Barça retrouve le toit de l’Europe

Le Barça retrouve le toit de l’Europe Barça
  • Marocains partout
  • 07 Juin 2015 - 11:03
  • Avec Agences

Plus qu’une victoire: le FC Barcelone est entré dans la légende du foot en remportant la Ligue des champions face à la Juventus (3-1) pour réussir un deuxième triplé, au terme d’une finale intense, samedi 6 juin 2015 à Berlin. Les Blaugranas de Luis Enrique entrent dans l’histoire parce qu’ils offrent à leur club un second triplé C1-Championnat-Coupe, double exploit jusqu’alors inédit en soixante ans de Coupe d’Europe. Grâce à un but de Rakitic très tôt (4e), un autre de Suarez (68e) surmontant l’égalisation de Morata (55e) et un dernier de Neymar (90e+7), le club espagnol décroche son cinquième sacre (après 1992, 2006, 2009 et 2011) et égale ainsi Liverpool et le Bayern Munich, derrière le Real Madrid (10) et l’AC Milan (7).

Juve à la hauteur

Un match a deux périodes, et celui-là encore plus. La première fut prévisible: au Barça le ballon, à la Juve les contre-attaques. C’est là que les Catalans ouvraient la marque, très tôt, par Rakitic (4e): Neymar ouvrait pour Iniesta qui perçait dans la surface et servait, seul en retrait, le Croate. Troisième passe décisive pour Iniesta en finale de « Ligue desch », record. Mais la seconde était beaucoup plus folle: les espaces s’ouvraient, les attaques se succédaient. Et surtout, la Juve restaurait le suspense en égalisant, au bout d’un enchaînement non moins superbe: Marchisio, d’une talonnade inspirée, lançait Lichtsteiner qui centrait pour Tevez, dont la frappe repoussée par Ter Stegen revenait dans les pieds de Morata, qui n’avait plus qu’à pousser le ballon (55e).

Messi décisif

Et Messi, au fait? Il arrive. Il mit du temps pour arriver, car l’Argentin fut transparent en première période. Puis il a haussé le ton, multipliant les courses balle au pied, en profitant des espaces ou en en créant. Et c’est encore lui qui a forcé la décision: il fixait la défense, décochait une frappe repoussée par Buffon sur Suarez qui concluait de près (68e). Messi a sans doute été gêné par la rudesse imposée par les Italiens, qui hachaient le jeu en première période par d’innombrables fautes, ce qui troublait, un peu, l’ordonnancement catalan.

Domination catalane

Mais sa domination territoriale et dans le jeu était telle que les occasions nettes affluaient. Seulement, il y avait un certain Buffon en face, qui avait la main ferme devant Dani Alves (13e) et Suarez (48e). La différence entre Barcelonais et Turinois s’est faite aussi, in fine, dans la qualité des lignes d’attaque. Le trio « MSN » (Messi-Suarez-Neymar) a été décisif puisque Neymar a fini le travail sur une ultime contre-attaque au bout du temps additionnel. En face, c’était plus brouillon, à l’image des frappes non cadrées de Tevez (1re, 63e), Vidal (8e), Morata (24e), pourtant en bonnes positions. Et à la fin, c’est le Barça qui gagne.

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