Vie culturelle bruxelloise

Mehdi Green : « On accompagne les artistes de A à Z »

Mehdi Green : « On accompagne les artistes de A à Z » Mehdi Green
  • Marocains partout
  • 20 Septembre 2015 - 16:38
  • Rédaction (Bruxelles)

RENCONTRE Installé en Belgique, Mehdi Green, jeune marocain passionné d’art, de mode et de design, a créé une plateforme artistique qui sert de tremplin aux artistes en herbe.  Rencontre avec un homme qui jongle entre culture et social avec passion.

Marocainspartout : Parlez-nous un peu de vous…


Mehdi Green : Je suis Belge d’origine marocaine. Je suis installé à Bruxelles. Je viens souvent au Maroc afin de sceller des partenariats. Mon travail me mène partout dans le monde : Moscou, Madrid ou encore Los Angeles. Je suis directeur de Think Art Studio qui est une production multimédia. On a plusieurs départements. Il y a le département musique où on fait des enregistrements vocales, des voix off, de la composition ou encore des mixages. Il y a le département visuel qui comprend la photographie, la vidéographie ou encore les court-métrages. On y réalise aussi des photoshoots pour les personnalités, les stars ou même les politiques. Il y a enfin la partie design où on réalise des animations 3D, des portfolios et toutes autres créations graphiques.

Comment vous y êtes-vous pris et surtout, comment vous lancer dans cette aventure ?

J’ai un parcours un peu spécial. J’ai un diplôme en physique nucléaire. J’ai commencé à travailler pour Tractebel Engineering du groupe GDF SUEZ. Et la routine du travail commençait à me tuer à petit feu. Je me suis alors compte que ce n’était pas fait pour moi. J’ai du coup quitté pour me lancer dans ce qui me passionne, c’est-à-dire la communication, le social et surtout l’activité artistique. En 2008, je me suis lancé dans le design, la mode et la photographie. J’ai d’ailleurs conçu plusieurs collections de ma marque Mehdi Green et Boylove. J’ai ensuite intégré la chambre belge de haute couture. J’ai organisé un défilé de haute couture à Hong-Kong avec la mission économique belge en présence de la reine Mathilde. J’ai aussi travaillé dans l’événementiel et le social. Au Maroc, j’ai créé une association pour les jeunes où on organise diverses activités culturelles dans le domaine de la musique, de l’art dont des voyages. A travers ces événements, j’ai découvert que les Belges étaient partout. Ils ont beaucoup d’avance dans le domaine social avec un tissu assez dense. Ils ont des structures d’organisation plus efficaces et plus performantes. D’où l’idée de créer une plateforme artistique en Belgique.

De quoi s’agit-il exactement ?

C’est une sorte de tremplin qui accompagne les jeunes artistes de la conception jusqu’à la création. On les encadre de manière structurée professionnellement dans le milieu artistique en termes de contrat, en termes de visibilité et en termes de communication. Ces jeunes – souvent enfermés dans leur bulle artistiques – n’ont pas forcément les compétences manageriels qu’il faut pour vivre dans le milieu du showbiz. Ces artistes en herbe n’ont pas forcément les connaissances en matière de marketing moderne à travers les réseaux sociaux. On joue le rôle de manager qui va les accompagner tout au long de leur aventure artistique. C’est tout un projet qui est aujourd’hui en place et qui est en train d’évoluer. Actuellement, on essaie de sceller des partenariats afin de créer des liens avec des artistes marocains et les amener vers une plateforme européenne dans le but de les faire mieux connaitre.

Vous arrive-t-il de créer des événements culturels?

L’année passée a organisé les 50 ans de l’immigration marocaine en Belgique. On a fait la promo d’artistes belges d’origine marocaine. Ça s’est passé dans la Grand-Place de Bruxelles, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce n’était pas évident d’avoir cet endroit hyper protégé. Organiser cet évènement au cœur de la capitale belge – également la capitale de l’Europe – c’était plus que symbolique. C’était un moment grandiose avec pas moins d’une centaine d’artistes comme des percussionnistes, des chanteurs des gnaouas et des danseurs.  Une projection 3D sur l’hôtel de ville. On a créé un partenariat avec la ville de Bruxelles qui s’appelle Diversity Project. Et donc c’est un événement que veut réitérer chaque année. Et promouvoir ainsi les artistes marocains en Belgique.

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