Reportage

Noël, Mawlid ou les deux ?

Noël,  Mawlid ou les deux ?
  • Marocains partout
  • 04 Janvier 2016 - 14:52
  • Abderrahim Bourkia (Marseille)

REPORTAGE – Mawlid et Noël riment avec spiritualité et fête de l’enfance et de la famille. Perçus comme des jours de partage et de charité, ces jours profitent surtout aux enfants. 

 C’était Noël. Oui, la ville animée et comme chaque année, on a assisté à la fièvre acheteuse. Les gens se ruaient dans les boutiques, alors que d’autres passaient commande sur internet pour offrir des cadeaux. Pendant ce temps, d’autres préparaient la commémoration de la naissance du Prophète. Ici, la vision des Marocains est partagée : entre ceux qui fêtent les deux évènements et ceux qui sont plus réticents lorsqu’il s’agit de Noël. Pour plusieurs Marocains, il n’y a aucun mal à célébrer les deux événements. Toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver avec les amis, les proches et la famille. Adil aime bien l’ambiance de Noël.  « Si Noël n’a pas la même signification pour les musulmans, il reste tout de même l’occasion d’offrir des cadeaux et faire la fête. Les gâteaux sont devenus presque incontournables en cette occasion. Je ne me suis jamais posé la question depuis que je suis venu poursuivre mes études en France il y a dix ans. On se retrouve entre amis, on organise la fête, les cadeaux et le sapin compris », se souvient-il. Adil est marié à une franco-tunisienne et père de trois enfants.

Festivités

En famille, ils célèbrent les deux événements. « J’achète un petit sapin pour mes enfants. C’est ma manière de leur faire comprendre qu’ils ne sont pas différents de leurs camarades de classe et voisins.  Et cette année, nous aussi avons fêté Mawlid Nabawi », dit-il. Siham, elle, ne voit pas les choses du même œil. « Noël n’est pas pour nous. Je me contente de souhaiter meilleurs vœux à mes amis. Quand j’étais encore jeune, on le fêtait chez nous. Depuis un moment, j’ai arrêté de le faire. Mes frères et sœurs ne le font pas non plus. Ma fille ne se pose même la question. Car je lui ai expliqué que nous avons deux fêtes religieuses et d’autres fêtes comme Achoura et la commémoration de la naissance du prophète », affirme-t-elle. Siham souligne qu’elle aime toutefois bien le bonheur qui se lit sur les visages des enfants. Avec sa fille, elle sort en ville pour profiter des festivités. Les décorations, les guirlandas, les manèges, les pères Noël et l’ambiance visible. Mawlid et Noël riment avec spiritualité. Des fêtes de l’enfance et de la famille. Perçus comme des jours de partage et de charité, ces jours profitent surtout aux petits.

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