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Réda Dalil en lice pour le Prix de la littérature arabe

Réda Dalil en lice pour le Prix de la littérature arabe
  • Marocains partout
  • 17 Juin 2016 - 12:28
  • Rédaction (Paris)

L’écrivain et journaliste Réda Dalil représentera le Maroc dans la sélection de la 4e édition du Prix de la littérature arabe, attribué par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, pour son roman « Best-Seller » (Editions Le Fennec, février 2016). Il s’agit d’une autofiction sublime qui sort des sentiers battus, parue aux éditions « Le Fennec ». Le roman de Réda Dalil raconte l’histoire Bachir Bachir, un écrivain en manque d’inspiration. Après un premier roman « Le Jib » qui connaissait un succès étourdissant auprès des critiques et des lecteurs, le héros de « Best-Seller »  se trouvait dos au mur devant la réalité imparable de remettre un manuscrit le plus tôt possible.

Or, il perd sa capacité à écrire et se voit pressé par un éditeur affairiste et sans pitié. « Je n’ai pas écrit une ligne depuis trois mois, continué-je. Pas une foutue ligne valable. Je n’ai pas de roman en préparation, je n’ai aucune idée en réserve. Ca fait quatre ans que j’ai de la bouille dans le cerveau. Si Hajji n’obtient pas son manuscrit dans cinq jours, je peux dire adieu à mon avance. En gros, si Bachir Bachir, l’adulte que l’on appelle BB, ne pond pas un chef-d’œuvre avant le 28 juin, il n’a qu’à aller se vider un chargeur dans le crâne ».

Réda Dalil est né à Casablanca en 1978. Son premier roman, Le Job, succès à la fois commercial et critique, a reçu le “Prix littéraire de la Mamounia” en 2o14 et “le prix Gros Sel Belge du public”. Réda Dalil fut, en outre, finaliste du Prix de la littérature arabe à Paris. Best-seller est son deuxième roman. Outre « Best-Seller », figurent « Des pierres dans ma poche » de l’Algérienne Kaouther Adimi (Seuil), « Le tambour des larmes » du Mauritanien Beyrouk (Elyzad), « Dispersés » de l’Irakienne Inaam Kachachi (Gallimard), « Villa des femmes » du Libanais Charif Majdalani (Seuil), « À cœur ouvert » d’Abdo Wazen (Actes Sud), également libanais, et « Le corps de ma mère » de la Tunisienne Fawzia Zouari (Joëlle Losfeld).

Le jury se réunira sous la présidence de Pierre Leroy, co-gérant de Lagardère SCA, le 5 septembre prochain pour délibérer et désigner le ou la lauréat(e) du 4e prix de la littérature arabe. Ce dernier sera remis à l’occasion d’une cérémonie prévue le 12 octobre à l’Institut du monde arabe. Doté de 10 000 euros, le prix récompense chaque année un écrivain originaire d’un pays de la Ligue arabe et auteur d’un ouvrage (roman, recueil de nouvelles ou de poèmes) écrit en français ou traduit de l’arabe vers le français.

 

 

 

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