Débat littéraire

Taha Adnan raconte « Bruxelles, la Marocaine »

Taha Adnan raconte « Bruxelles, la Marocaine » Taha Adnan
  • Marocains partout
  • 23 Novembre 2015 - 11:02
  • MAP

Etabli à Bruxelles depuis 20 ans, l’écrivain marocain Taha Adnan est épris de la capitale belge aux diverses facettes ethnique, culturelle, mais aussi institutionnelle. Mais ce qui semble fasciner le plus ce poète originaire de Marrakech, ce n’est pas Bruxelles capitale de l’Europe, mais plutôt Bruxelles du quotidien ordinaire de tout un chacun et de tous les jours. Il décida alors d’exprimer sa passion pour cette ville à travers l’écriture, à travers la littérature. Taha Adnan a raconté sa démarche, mercredi soir, en présentant son livre « Bruxelles, la Marocaine », dans le cadre des « Dîners littéraires », organisés à la Maison de la Francité à Bruxelles, devant un parterre d’intellectuels, d’acteurs de la diversité culturelle et de passionnés de la capitale belge.

Contributions

Faute d’avoir lui-même écrit un livre sur cette ville, il décida alors de la « traquer » à travers la littérature, les textes écrits par d’autres, dont de nombreux Marocains, tels Abdellatif Laabi, Fouad Laroui, Mohammed Bennis, Mohammed Berrada, Leïla Houari, Naïma Albdiouni et beaucoup d’autres. Certains de ces écrivains sont des résidents de Bruxelles, issus de l’immigration ou simplement de passage, mais tous ont décidé de la revisiter et de la raconter à leur manière. D’où une anthologie orchestrée par Taha Adnan, rassemblant des textes d’auteurs marocains traitant de la vie quotidienne dans cette ville aux multiples affluents. Historiques et sensuelles, les contributions s’ouvrent à tous les styles, de la prose au poème en passant par le slam.

Diversité

Taha Adnan qui était accompagné, lors de cette veillée culturelle, de deux ses confrères les bruxellois Driss Bare et Manza, relève que Bruxelles n’a pas beaucoup intéressé les hommes de lettres arabes telle Paris ou d’autres villes, puisque le premier roman, marocain d’expression arabe racontait Bruxelles est paru en 2009. « Il faut du temps pour sentir la ville et la reproduire », dira-t-il, précisant qu’il y a aujourd’hui beaucoup de tentatives de conquérir cette ville par les écrivains arabes. L’auteur confie que cette soirée littéraire est en elle-même un hommage à la diversité dans la mesure où l’assistance venue nombreuse est cosmopolite. Nous voulons aussi marquer une pause dans le contexte que nous vivons aujourd’hui. Une pause littéraire qui montre cette autre facette de Bruxelles, a-t-il expliqué.

Dialogue

Taha Adnan a également annoncé la parution prochainement d’un autre ouvrage collectif, en arabe cette fois-ci, qui évoque le dialogue littéraire dans le nœud complexe de l’interculturel où des écrivains marocains, irakiens, syriens, palestiniens, égyptiens et soudanais d’expression arabe, puis des photographes d’origine arabe échangent artistiquement sur la vision qu’ils ont de l’immigration, l’exil et la belgitude. C’est aussi une manière de promouvoir la diversité de l’offre littéraire et artistique au sein de l’immigration en Belgique, a-t-il ajouté. « Bruxelles, la Marocaine », est publié aux éditions le Fennec avec le soutien du ministère de la Culture et du Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger (CCME).

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