Disparition – Théâtre

Tayeb Seddiki quitte la scène

Tayeb Seddiki quitte la scène Tayeb Seddiki
  • Marocains partout
  • 08 Février 2016 - 08:27
  • Rédaction

PORTRAIT – Un géant du théâtre marocain nous a quittés. Le dramaturge Tayeb Saddiki a rendu l’âme vendredi 5 février. Né le 5 janvier 1939, il aura marqué l’histoire du théâtre en ayant écrit près de 80 pièces, dont plusieurs sont des adaptations d’œuvres étrangères à l’arabe.

 

Tayeb Seddiki, le doyen du théâtre marocain, s’est éteint la nuit du vendredi  5 février à Casablanca à l’âge de 79 ans, des suites d’une longue maladie, ont annoncé ses proches à l’agence officielle MAP. L’artiste souiri était un des plus grands dramaturges du monde arabe, auteur de dizaines de pièces originales et d’adaptations, il était aussi un metteur en scène de grand talent. Sa plus célèbre pièce est   »Al Haraz », où il remettait au goût du jour certains des textes littéraires arabes, tels que le « Maqamat de Badii Ezzamen El Hamadani ». Natif d’Essaouira, Feu Tayeb Seddiki a rejoint Casablanca pour y poursuivre ses études secondaires. Repéré très tôt par le dramaturge André Voisin qui en fera son assistant-interprète au milieu des années 1950, Tayeb Seddiki ne tardera pas à se produire en France où son jeu séduit la critique de l’Hexagone.

Ses prestations lui valent une recommandation auprès de Jean Vilar, alors directeur du théâtre national populaire (TNP) à Paris, chez qui il demeure de 1957 à 1959. Cette expérience l’a aidé, par la suite, à développer une vision artistique originale dans ses débuts casablancais avec le théâtre travailliste (UMT), puis au niveau du Théâtre municipal. Dans cet itinéraire artistique, Tayeb Seddiki a aussi révélé ses talents de plasticien, de calligraphe, de cinéaste et de chroniqueur. Durant des décennies d’expérience, il a parcouru les registres du classique, de l’absurde notamment avec Ionescu et Beckett, avant de plonger dans les fresques historiques et la tradition dite aussi patrimoine avec Sidi Abderrahmane Al Mejdoub.

Tayeb Seddiki met en scène en arabe et en français, souvent simultanément, les grands textes de la littérature arabe. Il a été acteur, au cinéma, dans « Arrissala » de Mostafa Al Akkad (1976) et dans « La prière de l’absent » de Hamid Benani (1995). Il a aussi publié ses œuvres théâtrales « Le dîner de gala » (1990), « Les sept grains de beauté » (1991), « Molière ou l’amour de l’humanité » (1994), « Nous sommes faits pour nous entendre » (1997), « Eléphant et pantalons » (1997).

PartagerShare on FacebookTweet about this on TwitterShare on Google+Share on LinkedInPin on Pinterest

Chargement...