Débat

Quel vivre ensemble voulons-nous ?

Quel vivre ensemble voulons-nous ?
  • Marocains partout
  • 30 Mai 2016 - 07:19
  • Rédaction (Avec MAP)

L’Islam tel qu’il est vécu au Maroc est une source d’inspiration pour le développement d’un Islam européen, a affirmé, vendredi 27 mai 2016 à Skhirat, le ministre de l’Aide à la jeunesse, des Maisons de justice, des Sports et de la Promotion de Bruxelles à la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rachid Madrane. Il s’agit  d’un Islam que les populations européennes pourraient pleinement s’approprier et qui répondrait beaucoup mieux à la quête de sens et d’identité que connaissent les jeunes générations en Europe, a affirmé Rachid Madrane à l’occasion d’une rencontre sous le thème « Le vivre ensemble: Entre radicalisme et islamophobie ». Organisée par le ministère chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration au Centre des Conférences Mohammed VI à Skhirat, cette rencontre sur le vivre ensemble a pour objectif de s’éloigner des images conflictuelles, des clivages et des surenchères d’ordre sémantique et politique.

Le but de cette journée est d’apporter des éclairages sur l’islamophobie, le radicalisme et le vivre-ensemble et de proposer des actions concrètes impliquant tous les niveaux de prise de décision et d’exécution: acteurs institutionnels, politiciens, académiciens, acteurs de la société civile, etc. Les participants à cette journée ont ainsi expliqué que dans certains pays, des voix s’élèvent pour demander le durcissement des conditions « juridiques » de l’immigration, ce qui remettrait en cause le processus d’intégration et augmenterait les risques du repli communautaire des immigrés surtout quand la responsabilité de l’islam et des pays d’origine est pointée du doigt. A cet égard, M. Madrane a plaidé en faveur du développement, à côté du vivre-ensemble, du faire-ensemble, « car on peut vivre-ensemble en toute indifférence ». Or, a-t-il argué, « l’ignorance mène à la peur, la peur mène à la haine, la haine conduit à la violence ».

« On ne peut se contenter d’une lutte contre la radicalisation, a estimé président du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Driss El Yazami car, dit-il, il est nécessaire de faire preuve d’une approche globale en mobilisant l’ensemble des sciences humaines, notamment l’histoire, la sociologie, la théologie ».  Cette rencontre intervient dans un contexte agité, notamment dans les pays européens accueillant des communautés immigrées où, selon la Commission européenne, les actes islamophobes ont doublé en 3 ans. Elle a été marquée par des débats et des échanges pour tenter de cerner le phénomène de l’islamophobie et d’établir un état des lieux tout en promouvant le développement de partenariats entre les différents acteurs intervenants au niveau du Maroc et des pays d’accueil.

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